Le mariage, dans sa complexité, a-t-il un âge propice pour s’engager ?

 L’un des fondements (piliers) de la société est le mariage car sans ce dernier, il serait impossible de parler de progéniture. Le mariage, socialement parlant, fait référence à une union entre un homme et une femme avec comme finalité la vie de couple à même de faire des enfants qui, demain, feront la continuité de cette arbre généalogique qu’est la famille.

De manière générale, les législations du monde approuvent que le mariage ne puisse être valable que si les fiancés ou les contractants sont majeurs sans oublier les nuances relatives à chaque nation, mais la tendance de manière globale le fixe à 18 ans.

Cet âge correspond aussi au développement du corps humain de manière physique et biologique afin d’être disposé à la procréation.

De nos jours, on constate non sans explication que les mariages, de plus en plus, « prennent du temps ». Cette situation peut s’expliquer par certains candidats au mariage qui disent qu’ils doivent d’abord étudier 25 ans minimum, un stage professionnel qui peut être de 2 ans, travailler 5 ans afin de garantir ce qu’ils appellent ‘’le nécessaire’’ afin de s’engager dans le lien du mariage après les fiançailles d’un an minimum. Total :33 ans (âge de Jésus). Nous n’ignorons guère que certains peuvent s’engager un peu plus tôt que d’autres avec une légère différence d’âge, une autre partie allant encore plus loin !

Mais qu’est-ce qui est réellement important pour s’engager alors que les conditions de fond et de forme ne reviennent pas sur ces aspects qui compliquent plus d’un jeune ?

Partant de nos observations, il se fait que tout être humain aspirant à son développement a besoin de plusieurs choses/biens dans la vie. Nous cherchons tous pratiquement ce que nous pensons concourir à notre bonheur/épanouissement global (santé, études, maisons, voitures, partenaire, voyages, business…) Les mêmes observations montrent qu’il n’y a pas d’âge limite pour atteindre son apogée académique et de fortune.

D’aucuns n’ignorent que l’objectif du mariage est la procréation ; pourquoi faut-il alors le retarder pour des biens de ce monde, qui d’ailleurs ne nous sont pas garantis dans un futur ni proche ni lointain ?

Posons une hypothèse : L’on se marie donc à 33 ans. Et pour avoir un enfant, il faudra attendre un an en moyenne. Vous êtes à 34 ans. Et pour que votre premier enfant ait aussi 33 ans, vous en aurez déjà 67 ans. Par ce simple calcul, cherchez alors l’âge du plus jeune de vos enfants selon le nombre que vous voudrez bien avoir.

Nous ne pouvons pas nous permettre que l’espérance de vie à la naissance dans les pays en voie de développement ; cas de la RDC est de 59,7 ans dont 60 ans pour les femmes et 57 ans pour les hommes. Dans le cas d’espèce, la vie au Congo surprend car il y a un dicton qui circule que cette espérance est de 24 heures renouvelables dans certaines villes du pays.

Ces chiffres sont inférieurs à la moyenne africaine qui est de 64 ans pour les femmes et de 61 ans pour les hommes. [1]

Il peut en être déduit que la mort vous récupère et vous laissez la charge entière à l’autre partenaire veuf/veuve avec un enfant aîné qui est à la porte de se marier et qui se trouve entre appuyer/aider ses jeunes frères et sœurs (à l’africaine) ou fonder et s’occuper de sa propre petite famille.

Voilà le genre des problèmes que nous aurons créés!

Pour la simple raison d’avoir des enfants, s’occuper d’eux et espérer les laisser plus ou moins adultes et autonomes, se marier à 25ans parait aussi bien logique physiquement que biologiquement. L’aspect finances n’étant pas garanti.

Avec cette façon de faire, les sensibilisations doivent être renforcées dans nos familles et dans nos structures sociales (écoles, hôpitaux, églises, cercles associatifs, médias) dès le bas âge et décider au préalable du nombre d’enfants à mettre au monde.

Tout le monde sait que sur le plan biologique, les couples qui se marient tard peuvent rencontrer des défis liés à la fertilité, notamment pour les femmes. Se marier donc tôt réduirait la pression sociale sur les candidats (dans certaines communautés, il existe une forte pression pour se marier tôt : les individus peuvent se sentir stigmatisés s'ils restent célibataires plus longtemps que la norme) et que se marier oblige au nouveaux mariés généralement de quitter l’un et l’autre le toit paternel ; ce qui les rend plus responsables et autonomes (Tout le reste, ils vont chercher ensemble).

C’est seulement si on a un enfant à 26 ans qu’à l’âge de 60 ans celui-là aura 34 et vous serrez déjà grand parent ; ce qui n’est pas donné à quiconque.

Bref, le temps ne nous appartient pas.

Ce que l'on peut faire, il faut le faire, vite et bien.

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